Voix de la rue
"Un linge, c'est tout simplement une serviette de bain qu'on utilise soit pour la salle de bain, soit pour aller à la plage. Enfin voilà, c'est cette matière en tissu éponge et nous on appelle ça un linge. Donc tout simplement, oublie pas ton linge quand tu vas à la piscine."
"Le linge ou linge de bain, c'est la serviette de bain ou le drap de bain. Par exemple, hier je suis allée à la piscine, j'avais oublié mon linge. Heureusement, ils en avaient à prêter. Il faudra que je le ramène après l'avoir lavé."
Ce que ça veut dire
Ici, linge veut dire la serviette, souvent la serviette de bain ou le drap de bain. Rien à voir avec faire la lessive, c’est vraiment l’objet du vestiaire, celui que t’oublies pile le jour où tu vas à la piscine. C’est simple, pratique, et ça sonne très “on se comprend” entre gens du coin.
Exemples d'usage
"On arrive à la piscine, tu fouilles ton sac et tu fais la grimace. T’as oublié ton linge, alors tu vas en emprunter un à l’accueil, vite fait."
"N’oublie pas le linge de bain dans le sac à dos de la piscine du centre sportif de Vidy à Lausanne, l’abonnement annuel ne couvre pas la location des serviettes éponge du vestiaire et la cousine de Genève a déjà oublié le sien deux fois cette saison."
"La maman a sorti les linges de fête du tiroir du bahut de la salle à manger de la maison de Bulle pour le dimanche de Pâques de la famille, six serviettes brodées à la main par la grand-mère du Pays-d’Enhaut dans les années cinquante, soigneusement repassées et placées à côté de chaque assiette du service."
D'où ça vient
Linge en Suisse romande désigne couramment la serviette de toilette, la serviette de bain ou la serviette éponge, là où le français de France a réservé le mot serviette à l’objet et linge à l’ensemble des textiles ménagers. Le maintien du sens spécifique régional est un helvétisme conservé dans les cantons de Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel et le Valais romand. L’usage descend du français classique du dix-septième siècle, où linge désignait toute pièce de toile destinée à essuyer ou à se couvrir, et la Suisse romande a gardé cet usage généralisé en raison de l’isolement linguistique relatif de la francophonie helvétique vis-à-vis des évolutions parisiennes du dix-neuvième siècle.
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