Les Gones ont leur propre sauce. Entre les bouchons et les traboules, le parler lyonnais mélange vieux argot cannut et expressions modernes. Ici on "gone" depuis toujours et on est fiers de notre tchatche à nous, bien différente de celle des Parisiens.
"La rate ici, ce n'est pas l'organe, c'est une expression pour dire la prison. Par exemple, tu dis « il a fait une bêtise et hop, il s'est retrouvé à la rate »."
"La rate, en argot, c'est la prison. Exemple, il a fait le con, il a fini en garde à vue et ils l'ont envoyé à la rate direct."
"C'est carré, ça veut dire c'est validé, c'est réglé. Et en adjectif, être carré, c'est être sérieux, précis, clean. Par exemple, je peux dire « je te fais le virement ce soir et demain on signe le papier ; vas-y, c'est carré »."
"C'est carré. C'est carré, en fait, ça veut dire que c'est parfait, très très organisé, quoi, vraiment réglé. Par exemple, oh, t'inquiète pas pour le projet, tout est carré, on a tout préparé à l'avance, donc t'inquiète pas, c'est carré."
"C'est carré. C'est carré, ça veut dire c'est parfait ou c'est réglé. Mais il y a aussi un sens qui implique de la précision. Exemple, ouais, avec ce prof, il faut être carré, sinon il pardonne pas. Ou alors, ok, on se donne rendez-vous à 18h ? Ça marche, c'est carré."
"Faire bilek, c'est juste rester sur ses gardes. C'est faire gaffe à ce qui se passe, pas juste regarder. Par exemple, on dit, fais bilek en sortant du métro la nuit. Range ton téléphone et reste sur tes gardes."
"Faire bélec. Faire bélec, c'est faire attention. Exemple, avec ma gueule je fais bélec, y a la police juste derrière."
"Ça ne me dit rien. Ça ne me dit rien. Ça veut simplement dire que ça ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie. On l’utilise pour dire qu’une chose ne nous attire pas du tout, sans faire de manière. Par exemple, le cours de maths le samedi matin, ça ne me dit rien du tout."
"Ça me dit rien, ça me dit rien signifie « ça ne m'intéresse pas ». Souvent, le caolo, il faudrait même que le caolo, le caolo, je le mets comme expression, voilà. Ça me dit rien : « ça m'intéresse pas ». Peut-être je prends un exemple : j'ai un ami et il veut te donner une bouffe, tu dis : « Gars, ça m'intéresse pas, ça me dit rien. » Ça me dit rien, ça m'intéresse pas, ça m'intéresse. C'est pas cool les choses, les femmes."
"Avoir les mains faibles, c'est paniquer dès que ça descend et vendre trop vite, juste pour se rassurer. Dans les discussions, ça sert aussi à se moquer un peu et à dire que le marché se nettoie, conseillant les sauces. Par exemple, il a vendu au premier creux, mains faibles, et ça a triplé la semaine suivante."
"Avoir les mains faibles dans le monde de la crypto en France ça se dit de quelqu'un qui panique et qui revend toutes ses cryptos ou toutes ses actions dès que le prix baisse un peu. Exemple on a eu un peu de turbulence hier c'est bien on a pu se débarrasser des mains faibles."
Ça me dit rien
Ça me dit rien est une façon familière de dire que quelque chose ne nous attire pas ou ne nous tente pas. On l’utilise pour exprimer un manque d’envie ou d’intérêt, tout simplement.
La rate
La rate, c’est la prison, dit en argot quand tu veux faire court et un peu sec. Souvent ça sort après une garde à vue ou un plan qui tourne mal. Et non, on parle pas de l’organe, on parle de la cage, celle où tu finis quand t’as fait le con.
Mains faibles
Expression de traders reprise en crypto, calquée sur weak hands. Avoir les mains faibles, c’est paniquer dès que ça descend et vendre trop vite, juste pour se rassurer. Dans les discussions, ça sert aussi à se moquer un peu et à dire que le marché se “nettoie” quand ces gens là sortent.
C’est carré
Ça veut dire que tout est nickel, validé, réglé. Tu l’utilises pour dire ok c’est bon, ou pour saluer un plan bien ficelé. Et en mode adjectif, être carré c’est être sérieux, précis, clean, le genre qui arrive à l’heure et qui fait pas n’importe quoi. Pratique quand tu veux rassurer sans faire un roman.
Faire bélec
Faire bélec, c’est rester sur ses gardes, faire gaffe à ce qui se passe, pas juste regarder. Tu scannes l’ambiance, tu captes les détails, tu ajustes ta démarche, ton volume, ton plan. On l’utilise quand ça sent l’embrouille, ou quand tu veux éviter une connerie. C’est court, sec, efficace, comme un panneau stop dans la tête.