Le Grand Est, c'est là où l'argot français se prend un shot de frontière. Entre Reims, Metz, Nancy, Colmar et Strasbourg, ça parle avec un accent qui swingue entre la France, l'Alsace, la Lorraine et la Champagne. Des mots allemands glissés dans la conversation, des expressions lorraines qui pètent, du vocabulaire qui sent la choucroute et parfois le champagne selon l'endroit où tu te poses. Ici on appelle le repas de midi le dîner et celui du soir le souper, et on te pose des questions genre ça gaze au lieu du banal ça va. Un carrefour linguistique où les influences se mélangent sans jamais se marcher sur les pieds.
"Alors, popote, c'est un mot du quotidien qui veut dire on fait la cuisine du quotidien. Par exemple, ce soir, c'est moi qui fais la popote, c'est parti, on va faire des pâtes, un peu d'ail, on va dire que c'est une cuisine de chef, voilà"
"Popote, c'est la cuisine du quotidien et parfois le petit repas qu'on misote chez soi. Par exemple, qui fait la popote ce soir ? Moi, t'inquiète, on se fait des pâtes aïe beurre et on dit que c'est la recette du chef"
Popote
Popote, c’est la cuisine du quotidien, et parfois le petit repas qu’on se mijote chez soi. Faire la popote, c’est se mettre aux fourneaux tranquille, souvent pour un plat simple qui cale. Le mot a un parfum un peu ancien, populaire, avec une touche caserne, comme la bouffe du mess. Ça évoque le truc qui mijote pendant qu’il pleut.