Le Grand Est, c'est là où l'argot français se prend un shot de frontière. Entre Reims, Metz, Nancy, Colmar et Strasbourg, ça parle avec un accent qui swingue entre la France, l'Alsace, la Lorraine et la Champagne. Des mots allemands glissés dans la conversation, des expressions lorraines qui pètent, du vocabulaire qui sent la choucroute et parfois le champagne selon l'endroit où tu te poses. Ici on appelle le repas de midi le dîner et celui du soir le souper, et on te pose des questions genre ça gaze au lieu du banal ça va. Un carrefour linguistique où les influences se mélangent sans jamais se marcher sur les pieds.
"Ça ne me dit rien. Ça ne me dit rien. Ça veut simplement dire que ça ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie. On l’utilise pour dire qu’une chose ne nous attire pas du tout, sans faire de manière. Par exemple, le cours de maths le samedi matin, ça ne me dit rien du tout."
"Ça me dit rien, ça me dit rien signifie « ça ne m'intéresse pas ». Souvent, le caolo, il faudrait même que le caolo, le caolo, je le mets comme expression, voilà. Ça me dit rien : « ça m'intéresse pas ». Peut-être je prends un exemple : j'ai un ami et il veut te donner une bouffe, tu dis : « Gars, ça m'intéresse pas, ça me dit rien. » Ça me dit rien, ça m'intéresse pas, ça m'intéresse. C'est pas cool les choses, les femmes."
"Popote, c'est la cuisine du quotidien et parfois le petit repas qu'on se mijote chez soi. Faire la popote, c'est se mettre au fourneau tranquille, souvent pour un plat simple qui calme. Le mot est un peu ancien, populaire, avec une touche caserne, comme la bouffe du mess. Ça évoque le truc qui mijote pendant qu'il pleut. Exemple : qui fait la popote ce soir ? Moi, t'inquiète. On se fait des pâtes au beurre et on dit que c'est une recette de chef."
"Popote, ou la cuisine quotidienne des gars. Les gars nous parlent de ça chaque midi. Tous les gars comprennent ça. Un exemple, par exemple, les classes qui ont mijoté la popote de l'équipe pour parler de la pause. Les gars disent encore : on va manger, on va pour manger."
"Alors, popote, c'est un mot du quotidien qui veut dire on fait la cuisine du quotidien. Par exemple, ce soir, c'est moi qui fais la popote, c'est parti, on va faire des pâtes, un peu d'ail, on va dire que c'est une cuisine de chef, voilà"
"Popote, c'est la cuisine du quotidien et parfois le petit repas qu'on mijote chez soi. Par exemple, qui fait la popote ce soir ? Moi, t'inquiète, on se fait des pâtes ail-beurre et on dit que c'est la recette de chef"
"Poutser, ça veut dire nettoyer, faire le ménage. Donc très souvent, si tu es un bon citoyen suisse, le dimanche à 8h du matin, tu te réveilles, tu bois ton café et tu commences à poutser de fond en comble ton balcon, ton garage, ta chambre, etc. Pour bien commencer la semaine."
"Poutser, ça veut dire nettoyer. Par exemple, hier j'ai poutsé toute la maison de fond en comble."
"La gnôle, c'est l'alcool fort en général. Par exemple, dimanche on était chez mon grand-père pour le repas de famille, à l'heure du dessert il nous sort la gnôle, ben je peux te dire, tout le monde a mal au thorax."
"Schlinguer, ça veut dire sentir mauvais, puer vraiment. Par exemple, ce matin dans le métro, ça schlinguait. Il y en a un qui aurait dû mettre du déo."
Ça me dit rien
Ça me dit rien est une façon familière de dire que quelque chose ne nous attire pas ou ne nous tente pas. On l’utilise pour exprimer un manque d’envie ou d’intérêt, tout simplement.
Poutser
Nettoyer, récurer, faire briller. Poutser vient de l'allemand putzen et c'est resté bien ancré dans le vocabulaire de la Suisse romande et de l'Alsace. Quand tu poutses, tu fais pas un petit coup d'éponge vite fait, tu nettoies à fond, tu frottes, tu désinfectes. C'est le ménage version sérieuse, celui que ta grand-mère ferait avant la visite du dimanche.
Popote
Popote, c’est la cuisine du quotidien, et parfois le petit repas qu’on se mijote chez soi. Faire la popote, c’est se mettre aux fourneaux tranquille, souvent pour un plat simple qui cale. Le mot a un parfum un peu ancien, populaire, avec une touche caserne, comme la bouffe du mess. Ça évoque le truc qui mijote pendant qu’il pleut.
Gnôle
La gnôle, c’est l’eau-de-vie bien corsée, souvent faite maison ou ramenée du bled, et rarement douce avec ta gorge. Ça peut sentir la prune, la poire, la mirabelle ou un truc indéfinissable. On la sort en fin de repas pour trinquer, se réchauffer ou se donner un petit coup de courage. À manier avec respect.
Schlinguer
Schlinguer, c’est puer, sentir mauvais, le genre d’odeur qui te saute au pif et te donne envie d’ouvrir toutes les fenêtres. En Alsace, surtout autour de Strasbourg, c’est un classique du parler familier, hérité de l’alsacien. On l’utilise autant pour un fromage qui fait peur que pour une poubelle oubliée. Quand ça schlingue, tu te bouches le nez et tu files.