Ce que ça veut dire
C’est un mensonge, une histoire bidonnée qu’on balance pour se donner un style ou embobiner quelqu’un. Dire que quelqu’un raconte des bobards, c’est pointer qu’il invente, qu’il en rajoute, qu’il baratine sans pression. Le mot a un côté un peu vieillot mais il marche encore nickel pour griller un mytho au comptoir comme au boulot, même sans preuve, tout le monde capte.
Exemples d'usage
"Il me jure qu’il dîne avec une star demain et qu’il signe un contrat. Arrête tes bobards, t’es un mytho, ça se voit direct."
"Mon collègue raconte des bobards à la pause-café depuis lundi, jure qu'il a rencontré le directeur général dans l'ascenseur de la tour Saint-Gobain, alors que je sais pertinemment que le directeur travaillait depuis Bruxelles toute la semaine selon le calendrier partagé."
"Le vendeur du marché aux puces de Saint-Ouen me débitait des bobards sur l'origine de la commode Louis XV à cinquante euros, je hochais la tête poliment, j'ai payé dix euros au lieu de cinquante, et il a souri en me disant à la prochaine sans rien préciser."
D'où ça vient
Argot français du dix-neuvième siècle, peut-être issu du verbe bober ou de la racine onomatopoétique bob qui évoque le mensonge enfantin et la baliverne. Le mot a traversé les décennies en français parlé sans perdre sa charge légèrement vieillotte, et sert aujourd'hui à griller le mythomane du bar avec la même précision que la balle de plomb du forain visait la cible au tir aux pipes du dimanche.
Autres façons de le dire
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