Ce que ça veut dire
C’est le mot qui claque pour dire qu’un mec ne fout rien, il glande, esquive le taf et vit en mode excuses. À la base, ça vient de branler, donc c’est vulgaire et pas à balancer devant mamie. Selon le ton, ça peut aussi traiter quelqu’un de pas sérieux, un peu inutile, qui fait le minimum et basta.
Exemples d'usage
"Au bureau, il promet des trucs toute la semaine, puis dès qu’on parle de deadline, le branleur file en pause clope et réapparaît à 17 h."
"Le frère de mon ex-collègue de l'agence du marketing du quartier du centre de Lyon-Part-Dieu de la deuxième tour est un branleur professionnel certifié du circuit du marché du travail français, a changé trois CDI en quatre ans de carrière de l'école de commerce, négocie toujours quatre jours de télétravail et un vendredi en horaire flexible à l'embauche, et la nouvelle DRH du bureau de Lyon-Vaise du quartier nord du Rhône a déjà commencé à examiner la fiche d'évaluation des six premiers mois."
D'où ça vient
Du verbe français vulgaire branler (sens propre obscène, sens figuré ne rien faire, ne pas s'activer), attesté dans l'argot parisien du dix-neuvième siècle pour qualifier l'oisif chronique des banlieues ouvrières. Le sostantif branleur s'est cristallisé dans le parler du travail populaire de la France industrielle du début du vingtième siècle comme étiquette dépréciative du collègue qui se cache derrière les excuses, les pauses cigarette et les rendez-vous fictifs avec le médecin du travail. Le terme reste très vivant aujourd'hui dans le français familier du bureau, de l'atelier et du chantier, avec la même vulgarité originelle non destinée à la grand-mère du dimanche du repas.
Autres façons de le dire
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