Ce que ça veut dire
Le baraki, c’est le beauf version belge, un type un peu crade ou négligé, bruyant, pas super fin, souvent en training et en mode je m’en fous. Ça vise autant le look que l’attitude, les manières ou la mentalité. Le mot est surtout courant en Wallonie, notamment du côté de Liège. C’est proche de cassos ou kéké, mais avec la sauce locale.
Exemples d'usage
"Au barbecue du quartier, le baraki arrive en camionnette, training fluo, Jup à la main, musique à fond, et il tutoie tout le monde."
"Mon voisin de quartier de Liège est un baraki d’anthologie, training défraîchi du club de football local du dimanche, casquette à l’envers, voiture tunée garée sur la place de la rue, et radio à fond les ballons par la fenêtre ouverte chaque samedi de l’été liégeois."
"À la fête de Wallonie à Charleroi le quartier a vu défiler tous les barakis de la région, tatouages tribaux des années quatre-vingt-dix, baskets blanches immaculées et chaussettes hautes, et la bière belge servie dans des gobelets en plastique à la chaîne devant l’estrade du DJ local."
D'où ça vient
Baraki vient probablement du wallon baraque, lui-même issu du français baraque qui désignait au seizième siècle la cabane temporaire des soldats en campagne. La connotation négative associée à la baraque comme habitat précaire et désordonné s’est étendue au caractère et au comportement du résident supposé. La forme baraki s’est forgée dans le parler liégeois et carolorégien du début du vingtième siècle pour décrire le type tapageur, vulgaire et négligé qui incarnait la version belge du beauf français. Le mot reste essentiellement employé en Wallonie et conserve sa sonorité dialectale typique du sud belge.
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