Voix de la rue
"Alors, double sens, soit on a coulé une douille, soit on a se prendre une douille. Couler une douille fait référence à utiliser un bong pour fumer du cannabis, ou se prendre une douille, se faire arnaquer. Exemple. Ouais, ça s'est passé comment son affaire avec le Nigérien qui voulait lui léguer quelques millions ? Pouah, il lui a mis une douille."
Ce que ça veut dire
Une douille, c’est le mot à double détente. Si tu la coules, c’est une taffe au bong, tu tires et ça pique. Si tu t’en prends une ou que quelqu’un t’en met une, c’est l’arnaque, la combine qui te vide les poches et te laisse comme un blaireau. Tout dépend du verbe, mais dans les deux cas ça surprend.
Exemples d'usage
"Il croyait au mail du soi disant millionnaire, deux rendez vous et paf, il s’est pris une douille, maintenant il vend sa montre pour la caillasse."
"On a pris deux cafés en terrasse sur la place et au moment de payer, la douille, neuf euros pour deux expressos."
D'où ça vient
À Lyon et ailleurs, une douille, c'est l'addition salée, le prix qui pique et te laisse sur le carreau. Tu commandes trois trucs, et la douille arrive avec un zéro de trop. Le mot vient de l'argot où douiller veut dire payer, souvent payer trop cher. Bref, la douille, c'est le moment où le portefeuille pleure.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
Ton vote compte
Vraie expression de rue ou on a déliré ? Vote.