Ce que ça veut dire
Juron québécois tiré de Christ, un des gros sacres nés de l’époque où l’Église contrôlait pas mal la vie. Selon le ton, ça peut juste sortir comme interjection, servir d’intensif genre crisse que c’est bon, ou même devenir un verbe: crisser dehors, crisse-moi patience. C’est cru, familier, mais ultra courant dans la bouche du monde, au quotidien.
Exemples d'usage
"— Crisse que ton pâté chinois est écœurant, j’en reprendrais trois assiettes. — Attends, j’ai même pas sorti les betteraves, lâche pas."
"Crisse qu'il fait frette à matin, j'aurais dû mettre une tuque."
"Encore une crevaison, crisse, c'est la troisième fois ce mois-ci."
D'où ça vient
Sacre québécois tiré directement de "Christ", héritage de la Grande Noirceur, période où l'Église catholique régentait la vie sociale au Québec. Comme les autres sacres (tabarnak, calice, ostie), il transforme un mot sacré du culte en juron profane, geste de défoulement collectif contre le poids du clergé. Le mot reste vivant et toujours chargé selon le contexte.
Autres façons de le dire
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