Ce que ça veut dire
Un des sacres les plus costauds, l’équivalent du juron nucléaire. Ça vient de tabernacle, comme plein de blasphèmes cathos recyclés en jurons. Tu le lâches quand t’es en crisse, quand t’es surpris, ou juste pour mettre du punch dans une phrase. Ça peut aussi servir d’intensif, genre tabarnak de char. À sortir selon le contexte, sinon ça choque vite facilement.
Exemples d'usage
"— J’ai pogné une contravention de 500 piasses, j’étais deux minutes en double. — Tabarnak, t’es malchanceux. Viens, on va se prendre un café."
"Tabarnak, j'ai oublié les clés sur le comptoir et le verrou s'est claqué tout seul, va falloir attendre le concierge une heure dans le froid."
"Mon père dit jamais tabarnak en présence de grand-mère, mais dans le sous-sol quand le marteau lui rate le doigt, on l'entend jusque dans la cour."
D'où ça vient
Vient directement de tabernacle, le coffret sacré qui contient les hosties dans les églises catholiques. Le Québec du dix-neuvième siècle a transformé tout un vocabulaire religieux en jurons populaires, comme une revanche silencieuse contre le poids du clergé. Tabarnak en est devenu le roi de la couronne.
Autres façons de le dire
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