Ce que ça veut dire

Les couennes, à la base, c’est la peau du cochon. En vieux parler, ça a aussi servi pour dire les oreilles. Donc tirer les couennes à quelqu’un, c’est lui tirer les oreilles au figuré: le choper, le secouer un peu, le recadrer sévère. Expression un peu datée, mais quand elle sort, ça annonce l’engueulade.

Exemples d'usage

"Rends-moi ce rapport ce soir, sinon demain le chef te tire les couennes devant tout le monde, et tu finiras avec ta tête de coupable."
"Rends-moi ce rapport trimestriel du département financier du troisième trimestre du calendrier comptable de la société d'audit ce soir sans faute du second délai prolongé du mardi soir, sinon demain matin du lundi du premier de la semaine prochaine le chef de service du quatrième étage du bureau de La Défense te tire les couennes devant tout le monde de l'open-space du troisième étage de la tour Total du quartier de Puteaux, et tu finiras la réunion avec ta tête de coupable du premier rang du fond de la salle de réunion."
"La directrice générale du siège social de la société de cosmétiques du huitième arrondissement de Paris a tiré les couennes au responsable marketing du troisième étage du bâtiment principal vendredi après-midi du quatorze heures de la réunion hebdomadaire devant les douze chefs de département du second tour de table de la salle du conseil, le responsable est sorti du second couloir de l'étage avec la mine basse du regard, et les autres cadres du fond de la salle ont échangé des regards entendus à la sortie du second escalator."
Ton
Ironique Agacé
Où on le dit

D'où ça vient

Expression française vieillie construite sur le sostantif couennes (peau du cochon dans le sens propre, par extension argotique populaire les oreilles dans le langage du dix-neuvième siècle des campagnes du centre de la France). La locution tirer les couennes à quelqu'un est attestée dans le parler populaire des fermes et des ateliers du dix-neuvième siècle comme variante imagée du plus standard tirer les oreilles, avec le sens figuré de chopée pour recadrage sévère du subordonné ou de l'enfant désobéissant, et survit aujourd'hui dans le français familier des bureaux et des chantiers comme alternative pittoresque au plus banal engueulade ou savon.

Autres façons de le dire

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Voix du peuple

La théorie c'est bien beau... mais ce qui nous fait vraiment kiffer chez les Magikitos, c'est entendre les humains dans leur flow naturel. C'est pour ça qu'on collecte les notes vocales que les gens nous envoient sur WhatsApp en utilisant l'expression avec un vrai exemple, du vécu !

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