Ce que ça veut dire
Quand la repartie géniale te percute dix minutes après la conversation, le temps de descendre les marches. Tu te repasses le film et bam, la vanne parfaite surgit, mais tout le monde est déjà loin. C’est la frustration des réparties posthumes, le syndrome du « j’aurais dû dire ça », l’art de briller en solo sur le chemin de la sortie. L’escalier devient ton complice de brainstorming tardif.
Exemples d'usage
"Évidemment, l’esprit d’escalier a encore frappé : c’est en rentrant chez moi que j’ai trouvé la vanne qui aurait cloué le bec de cette barmaid arrogante."
"Pendant la réunion, j’ai rien dit, mais dans l’ascenseur j’ai brillé tout seul, c’est ça l’esprit d’escalier."
"Arrête de ruminer ton esprit d’escalier, la prochaine fois tu l’auras au bon moment."
D'où ça vient
L’expression vient du philosophe Diderot au XVIIIe siècle, qui racontait dans le Paradoxe sur le comédien qu’il perdait ses moyens en société et ne retrouvait son esprit qu’au bas de l’escalier. Elle a pris ce sens ironique de répartie décalée, popularisée par les salons littéraires. Depuis, elle traîne dans le langage courant pour maudire notre timing de réplique foireux, sans jamais vraiment passer de mode.
Autres façons de le dire
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