Ce que ça veut dire
Du boucan, du bruit, de l’agitation, le genre d’ambiance où tu t’entends plus penser. Faire un ramdam, c’est mettre le dawa, rameuter tout le monde et attirer les regards, parfois jusqu’au petit scandale bien sonore. Le mot est souvent donné comme venant de ramadan, en référence aux nuits animées pendant cette période. Bref, ça sent le tapage.
Exemples d'usage
"Quel ramdam dans la rue hier soir, j’ai cru qu’un camion de klaxons s’était garé en bas. C’était juste le match, les voisins en mode supporters et casseroles."
"L'anniversaire de la nièce du cousin a tourné au ramdam total dans le jardin de la maison de banlieue de Sceaux du Hauts-de-Seine du dimanche après-midi de juin, vingt-cinq enfants de quatre à neuf ans courent sur la pelouse du fond avec les pistolets à eau du magasin de jouets de la rue de la République, les parents du voisinage de la maison mitoyenne du portail du voisin ont appelé deux fois la mairie de la commune avant dix-sept heures."
D'où ça vient
Du mot arabe ramadan (le mois sacré du jeûne diurne et des veillées nocturnes), entré dans l'argot français du dix-neuvième siècle par le contact des soldats français avec les populations musulmanes d'Algérie après la conquête de mille huit cent trente. L'image vivante des nuits ramadan, où les villes du Maghreb s'animent de musique, de marchés et de retrouvailles familiales du coucher du soleil jusqu'à l'aube, a fourni au français populaire de la métropole la métaphore canonique du tapage nocturne du quartier. Le mot a perdu toute connotation religieuse spécifique et désigne aujourd'hui l'agitation bruyante de n'importe quel lieu surchauffé.
Autres façons de le dire
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