Ce que ça veut dire
En Belgique francophone, le blocus, c'est la période juste avant les exams où les étudiants se mettent en mode ermite turbo. Tu vis entre tes syllabus, ton kot sent le café réchauffé, les pâtes et la panique douce, et tout le reste du monde passe en arrière-plan. C'est un mot très belge du quotidien étudiant.
Exemples d'usage
"Je peux pas sortir ce week-end, je suis en plein blocus pour mon exam de droit, la prochaine fois qu'on se voit c'est en juillet avec un verre de trappiste"
"Pendant le blocus, elle révise quinze heures par jour et ne sort plus de sa chambre."
"On se voit après les exams, là je suis en plein blocus jusqu'au bout."
"Désolé frérot, j'suis en blocus, si tu m'écris après 22h j'réponds peut-être mais avec des yeux en compote."
"Au kot, le blocus a commencé hier, y a déjà des casseroles de pâtes, des fiches partout et plus personne connaît la lumière du jour."
D'où ça vient
Blocus existe déjà en français avec l'idée de blocage ou d'encerclement. En Belgique francophone, le mot s'est spécialisé dans le milieu étudiant pour nommer la période de révision avant les examens. L'image est limpide: tu te coupes du monde, tu te replies, et tu tiens ton front de guerre contre les cours.
Autres façons de le dire
Cette expression apparaît aussi dans