Ce que ça veut dire
En Belgique francophone, un bitu, c'est un examen à l'unif. Tu passes tes bitus en session, souvent en plein blocus, coincé au kot avec tes syllabi, du café rincé et le cerveau qui frit. C'est du vrai parler étudiant belge, surtout dans le folklore des cercles et des campus.
Exemples d'usage
"— J’ai quatre bitus la semaine prochaine, j’suis en full blocus au kot. — Courage, on se fait une pause frites après le dernier ?"
"Ma coloc enchaîne sept bitus sur trois semaines de blocus, elle vit en pyjama, café, fluo, plus aucun contact humain digne de ce nom."
"Le bitu d'anat ce matin était une boucherie, la moitié du kot est rentrée en larmes et on a fini la journée au Grand Place avec des frites tristes."
"J’ai un bitu de droit fiscal demain, j’te jure j’ai relu mon cours trois fois et mon cerveau fait encore la grève."
"On sort après ton dernier bitu ou t’es déjà parti en mode zombie de blocus jusqu’à dimanche ?"
D'où ça vient
Argot étudiant typique de Louvain-la-Neuve et Liège, attesté dans les guindailles depuis les années soixante. Il viendrait d'une forme tronquée de bistoupatte ou d'une déformation belge du verbe bûcher, mais aucune source ne tranche vraiment. Reste vivant grâce aux folkloristes des cercles étudiants belges, transmis par les bleus et les comitards de génération en génération.
Autres façons de le dire
Cette expression apparaît aussi dans