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Blocus

En Belgique francophone, le blocus, c'est la période juste avant les exams où les étudiants se mettent en mode ermite turbo. Tu vis entre tes syllabus, ton kot sent le café réchauffé, les pâtes et la panique douce, et tout le reste du monde passe en arrière-plan. C'est un mot très belge du quotidien étudiant.

"Je peux pas sortir ce week-end, je suis en plein blocus pour mon exam de droit, la prochaine fois qu'on se voit c'est en juillet avec un verre de trappiste"

Bitu

En Belgique francophone, un bitu, c'est un examen à l'unif. Tu passes tes bitus en session, souvent en plein blocus, coincé au kot avec tes syllabi, du café rincé et le cerveau qui frit. C'est du vrai parler étudiant belge, surtout dans le folklore des cercles et des campus.

"— J’ai quatre bitus la semaine prochaine, j’suis en full blocus au kot. — Courage, on se fait une pause frites après le dernier ?"

Bûcher

Bosser à fond, surtout sur un truc scolaire ou un dossier bien relou. On dit souvent bûcher sur un cours, un exam, une présentation. L’image vient du boulot physique du bûcheron ou du type qui coupe du bois, ça fatigue sec. Bref, tu t’arraches jusqu’à avoir les yeux carrés et plus de batterie.

"Ce soir je bûche sur mes fiches, j’ai coupé les notif, deux cafés, et si ça continue je vais parler aux plantes du salon."

Kot

Un kot, en Belgique francophone, c’est le logement d’étudiant par excellence. Souvent c’est une petite chambre ou un mini-studio, pas énorme mais largement assez pour vivre sa vie d’unif, bosser un peu, inviter du monde et laisser traîner trois casseroles. Koter, c’est habiter dans son kot.

"— T’as trouvé un kot pour septembre ou tu dors encore chez tes darons ? — T’inquiète, j’ai un kot à Louvain-la-Neuve, 420 balles charges comprises."

Bahut

Bahut, en français familier, c'est surtout l'école, le collège ou le lycée. Aller au bahut, c'est juste aller en cours, souvent avec la tronche encore froissée du matin et le sac qui pèse sa petite misère. Dans le parler des routiers, bahut peut aussi désigner un gros camion, un poids lourd. Même mot, deux mondes, la sonnerie ou l'autoroute.

"Ce matin j’ai fait le mort pour esquiver le bahut, mais ma mère a allumé la lumière direct: cartable, chaussures, et me voilà parti la tête en vrac."

Sécher

Ça veut dire faire exprès de pas aller en cours, ou zapper un cours précis, pour aller traîner, pioncer ou juste esquiver la galère. On dit souvent sécher un cours ou sécher les cours. C'est ultra courant chez les lycéens et les étudiants, avec ce petit air innocent au retour, genre tout va bien.

"— Tu viens en TD ? — Non, je sèche, j’ai zéro sommeil. — T’abuses. — T’inquiète, demain je signe la feuille et je fais genre j’étais malade."

Faire le pouf

Faire le pouf, c'est sécher un cours exprès pour aller se poser ailleurs, souvent au kot, au café ou sous la couette de la flemme royale. C'est très belge étudiant, avec un petit parfum de vanne assumée. En gros, t'abandonnes l'auditoire et tu choisis la vie molle plutôt que le prof.

"On fait le pouf après le TP, j’te jure j’ai la flemme. On quitte l’auditoire, on rentre au kot et on révise au blocus."

Chahuter

Ça veut dire foutre le bazar, faire du bruit, interrompre le cours ou l’ambiance tranquille. On rigole, on se bouscule, on balance des vannes, bref on rend la situation ingérable. Le verbe vient de « chahut », le désordre bruyant. Souvent pas méchant, mais ça finit vite en rappel à l’ordre ou en heure de colle.

"Dernière heure, en histoire, ils ont chahuté à fond, tables qui tapent, blagues qui fusent. La prof a arrêté le cours et a distribué des colles."

Fayot

Un fayot, c’est le lèche-bottes de service, celui qui en fait des tonnes pour gratter des points auprès du prof, du chef ou de n’importe quel petit pouvoir. Il balance des oui-oui, fait du zèle, et surtout il veut qu’on le remarque. Le fayot de la classe ou du taf, tout le monde le repère vite, et bizarrement, personne ne l’invite.

"Il a encore ramené des croissants au patron et il rigole à toutes ses blagues, même les nulles. Après il s’étonne qu’on l’appelle le fayot du service."

Fayoter

Fayoter, c’est en faire des caisses pour se faire bien voir d’un prof ou d’un chef. Tu dis oui à tout, tu complimentes à la moindre occasion, tu te proposes dès qu’il faut porter des cartons. Bref, tu lèches les bottes pour gratter des faveurs. On dit aussi faire le fayot ou faire du fayotage, et ça se repère à dix mètres.

"Il a encore fayoté en réunion, il a applaudi chaque slide et proposé de rester tard juste pour que la cheffe le remarque."

Chouchou

Le chouchou, c’est le favori, le petit préféré du prof, du boss ou du chef d’équipe. Celui qui récolte les sourires, les compliments et les petits passe-droits, pendant que les autres se tapent le sale boulot. Pas forcément le plus balèze, juste celui qui est bien vu et bien placé. Ça peut être affectueux, mais souvent, ça pique.

"En cours, dès que Léo lève la main, la prof sourit et le félicite. Nous, on se tape les exercices. Lui, c’est le chouchou."

Téteux

Un téteux, au Québec, c’est le fayot qui colle au prof, au boss ou à n’importe qui a un peu d’autorité pour gratter des faveurs. Il en fait trop, flatte, rend des petits services pas demandés pis cherche à se faire bien voir. C’est clairement péjoratif, avec une vibe de personne pas franche et un brin minable.

"— Coudonc, il a encore donné un café au prof avant l’exam. — Ben oui, gros téteux, il pense qu’il va pogner des points bonus."

Cafter

Ça veut dire rapporter, balancer, dénoncer quelqu’un, souvent pour se faire bien voir ou se couvrir. Le grand classique de la cour d’école quand un élève file tout raconter au prof, mais ça marche pareil au taf avec le collègue qui fait sa remontée en douce. Le cafteur, lui, n’est jamais le héros de l’histoire, plutôt la cible des regards noirs.

"Wesh qui a cafté au prof que j’avais séché le sport ? On était tranquilles, et là bim convocation, merci le cafteur, t’as gagné."
Poucave
Pepou · Lyon
"Une poucave, c'est une balance, c'est quelqu'un qui donne des informations à la police, quelqu'un qui vous trahit, quelqu'un qui dénonce pendant un interrogatoire, ça marche aussi comme verbe. Exemple, tu pensais que c'était ton gars sûr, mais c'est lui qui t'a poucavé, je te le dis."

Poucave

C’est un balance, un mouchard, la personne qui va te dénoncer aux keufs, à la CPE, au prof ou au boss dès que ça chauffe. Le mot a tourné dans l’argot des cités et du milieu, et il s’utilise autant pour un gars que pour une meuf. Ça viendrait du romani, dans l’idée de « dénoncer ». Bref, pas le meilleur rôle.

"On était posés à gratter un grec, et lui il file voir la CPE pour tout raconter. Wallah quelle poucave, après il joue l’innocent."

Les doigts dans le nez

Ça veut dire faire un truc hyper facilement, sans transpirer, comme si tu pouvais te curer le nez en même temps. On l’emploie souvent pour fanfaronner après un examen, un match ou un déménagement. Ça marche aussi ironiquement quand quelqu’un se croit trop fort. Bref, quand c’est les doigts dans le nez, c’est presque déjà fait.

"— T’as galéré pour monter l’étagère ? — Même pas, les doigts dans le nez, en dix minutes c’était plié, j’avais la perceuse et le tuto."

Baderne

Baderne, c'est le vieux croûton raide dans sa tête et dans ses manières, le genre à rester coincé dans un autre siècle et à râler dès que ça bouge. On balance ça pour se moquer d'un type ringard, borné, souvent un chef, un prof ou un notable qui comprend rien au présent.

"Au conseil, il refuse la visio et exige des fax, alors tout le monde soupire: encore une baderne qui freine tout."

Voix du peuple

La théorie c'est bien, mais ce qu'on adore vraiment c'est entendre les gens dans leur flow naturel. Si tu connais une bonne expression de chez toi, apporte-la. Et si elle est déjà là, donne-lui ta voix. La carte sonore, on la construit ensemble.

Trouve ton expression et donne-lui ta voix

Une seconde: confirme que tu es une personne