"Une biture c'est un peu comme une cuite, c'est abuser de l'alcool et être dans un état d'ébriété très très avancé. Le lendemain on aura traditionnellement une bonne gueule de bois. Exemple... Oh la biture qu'on s'est mis hier !"
Biture
C’est une grosse cuite, mais pas la petite rigolote: la biture, c’est quand t’as abusé sévère et que tu finis en mode pilote automatique. On l’utilise souvent avec se mettre une biture ou prendre une biture, pour raconter une soirée où t’as trop forcé sur les verres. Le lendemain, la gueule de bois vient encaisser l’addition.
"Bouffer, ça veut dire manger, ou la bouffe, c'est de la nourriture. Par exemple, qu'est-ce qu'on va bouffer ce soir? Je voudrais pas une pizza par hasard."
"bouffer le verbe qui se ramène au mot la bouffe ce qui veut dire manger ou de la nourriture exemple on s'est fait une de ces bouffes ce week-end ça c'était trop bon"
Bouffer
Bouffer, c’est manger en mode familier, sans chichi. Ça peut être neutre, juste on va bouffer, ou un peu appuyé quand tu parles d’une grosse bouffe, un truc qui cale. Ça vient direct de la bouffe, la nourriture, et ça a ce côté quotidien, franc, un peu comptoir. Verbe ultra courant à l’oral.
Grailler
C’est manger, souvent vite et sans chichi, quand t’as la dalle. Tu peux grailler un kebab, des pâtes ou juste choper un truc à l’arrache entre deux métros. Le mot traîne en argot de rue depuis un bail et il a été boosté par le rap. Ça sonne plus détendu que bouffer, mais tout aussi affamé.
Pastaga
Pastaga, c’est le pastis, mais en mode Sud. Tu lâches ce mot et tu vois déjà la terrasse, le verre qui blanchit, les glaçons qui font crac et l’anis qui te chatouille le nez. À Marseille, c’est l’apéro officiel, celui qu’on commande sans réfléchir quand il fait chaud. Affectueux, un peu sacré, toujours convivial.
Bourré
Être bourré, c’est être saoul à l’ancienne, bien imbibé. À la base, bourré veut dire rempli, et quand t’es bourré d’alcool, ton corps l’a bien compris. Résultat: démarche en zigzag, idées qui dérapent, fou rire facile et volume sonore qui grimpe tout seul. Classique de fin de soirée, moins fun au réveil.
Gueuleton
Gueuleton, c’est le repas où tu viens avec de l’appétit et tu repars avec le bouton qui menace. Gros plats qui s’enchaînent, bon vin, assiettes qui circulent, et tout le monde refait le monde entre deux bouchées. Le mot a un côté un peu vieux bistrot, mais il reste parfait pour annoncer un festin bien gourmand.
"L'agnole, c'est l'alcool fort en général. Par exemple, dimanche on était chez mon grand-père pour le repas de famille, à l'heure du dessert il nous sort l'agnole, ben je peux te dire, tout le monde a mal tourné."
Gnôle
La gnôle, c’est l’eau-de-vie bien corsée, souvent faite maison ou ramenée du bled, et rarement douce avec ta gorge. Ça peut sentir la prune, la poire, la mirabelle ou un truc indéfinissable. On la sort en fin de repas pour trinquer, se réchauffer ou se donner un petit coup de courage. À manier avec respect.
Casser la croûte
Manger un morceau, se mettre un truc sous la dent, rien de gastronomique, juste remplir le ventre. L'image c'est celle du croûton de pain qu'on casse pour accompagner le fromage ou le saucisson. Expression d'ouvriers et de campagnards qui avaient pas le temps de faire un vrai repas. En Belgique et dans le nord de la France, c'est resté bien vivant et ça évoque toujours ce moment simple entre potes.
Pinard
Le pinard, c’est le vin du quotidien, pas le grand cru qui se la raconte. Souvent un rouge de table, le petit vin qui tache, qu’on descend au comptoir ou à la bonne franquette. Le mot a traîné dans les casernes et chez les poilus, et il garde ce parfum de vieux zinc, nappe en papier et discussions interminables.