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Beuh

La beuh, c’est tout simplement de l’herbe de cannabis, par opposition au shit qui est plutôt de la résine. Mot ultra courant en argot, tu l’entends aussi bien en soirée que dans les cages d’escalier. On dit fumer de la beuh, sentir la beuh, acheter de la beuh, sans chichi, juste pour parler de weed.

"— Wesh, ça sent la beuh à mort dans la cage d’escalier. — T’inquiète, c’est juste le voisin du 3e qui a encore roulé un pétard."
Chelou
Nadege · France
"Chelou, c'est le verlan de louche, c'est quelque chose de bizarre, un peu suspect. Par exemple, franchement, le gars que j'ai vu hier, il était un peu chelou, il regardait partout, il parlait tout seul, j'avais même pas trop confiance, alors je suis vite parti. Hop là !"

Chelou

Verlan de louche, donc un truc bizarre, suspect, pas très net. Tu l’emploies quand une situation te met un petit doute au fond du ventre, sans preuve mais avec un gros feeling que ça sent l’embrouille. Ça peut parler d’une personne, d’un plan, d’une ambiance, même d’un message trop insistant. C’est simple, efficace, et ça claque en une seconde.

"Wesh, le gars veut me vendre un iPhone neuf sur le parking et il refuse que je l’allume. Frère, c’est chelou, je trace."

Keuf

Keuf, c’est du verlan pour parler d’un flic. Le mot est passé par keufli avant d’être raccourci, et aujourd’hui tu l’entends partout en français de rue. Selon la vibe, ça peut être juste familier ou balancer une méfiance, voire un petit pic moqueur. Clairement pas un mot à sortir en contexte officiel, sinon ça sent direct le bitume et le parler de quartier.

"— Fais gaffe, y a des keufs au bout de la rue. — Merci du tuyau, je passe par l’autre côté vite fait."

Keum

Keum, c’est le verlan de mec. Tu l’emploies pour dire un gars, un type, souvent quand t’as pas envie de sortir son blaze ou que tu le connais à peine. Né dans l’argot des banlieues parisiennes, le mot s’est répandu dans tout l’Hexagone. Court, passe-partout, et toujours utile pour parler d’un inconnu.

"Y a un keum devant le bar, capuche sur la tête, il dit qu’il me connaît. J’le calcule pas, ça sent le squatteur de clope."

Meuf

Meuf, c’est le verlan de femme, passé du parler de rue aux conversations de tous les jours. Ça désigne une fille, une nana, parfois ta copine selon le contexte. C’est familier mais ultra courant en France, surtout en ville, au point que tu l’entends aussi bien au lycée qu’au dîner de famille. Dans un cadre pro, mieux vaut rester sur femme ou jeune femme.

"— T'as vu la meuf qui chante dans le métro ? Elle envoie grave. — Ouais, c'est la pote de mon cousin, elle fait ça tous les soirs."
Ouf
Nadege · France
"Ouf ! Alors ouf, c'est le verlan de fou, ça veut dire que c'est incroyable, c'est impressionnant. Par exemple, le match hier, il était complètement ouf, il y a eu des retournements de situation jusqu'à la dernière minute, c'était trop trop intense, complètement ouf."

Ouf

C’est le verlan de fou, et ça sert à dire qu’un truc est dingue, impressionnant, presque irréel. Tu peux le lâcher pour un bon plan, une punchline, un match, un prix abusé, bref tout ce qui te retourne le cerveau. À l’oral, ça claque souvent en fin de phrase, parfois étiré en ouuuf pour bien marquer le coup. C’est devenu tellement courant que même ta tante le sort sans faire exprès.

"J’ouvre l’appli, je vois le prix des billets à 15 balles, je fais ouf, j’achète direct et je préviens toute l’équipe."
Relou
Nadege · France
"Relou, relou c'est le verlan de lourd en fait ça veut dire ça veut dire que c'est quelqu'un qui est un peu pénible quoi ou alors quelque chose par exemple le prof il nous a donné trop de devoirs c'est vraiment relou et j'ai même pas le temps de me poser deux minutes super super relou"

Relou

C’est le verlan de lourd, et ça sert à dire qu’un truc ou une personne te pèse grave. Un pote qui s’incruste, un voisin qui met le son à fond, une paperasse interminable, tout peut être relou. Ça se balance en adjectif: t’es relou, c’est relou, trop relou. Bref, quand t’as envie qu’on te lâche, tu sors ça et tout le monde capte.

"Il m’a envoyé quinze messages en une heure, il veut encore passer ce soir. Franchement il est relou, je coupe les notifs et je le bloque."

Reuf

Reuf, c’est le verlan de frère. Tu balances ça à un pote très proche, un gars que tu considères vraiment, un peu comme frérot ou frangin selon l’ambiance. C’est un mot ultra oral, né dans le parler des quartiers, puis sorti du bitume avec le rap, les vannes, les discussions de hall et les groupes d’amis. Ça peut être tendre, sérieux, complice, parfois juste pour capter l’attention. Tout se joue dans l’intonation.

"Reuf, t’abuses, on est arrivés pile quand ils ont fermé. Viens, on se capte au snack et tu me racontes ton bail."
Teuf
Pepou · Lyon
"Un teufeur, c'est quelqu'un qui va en teuf, un fêtard. Une teuf, c'est une free party, quelque chose qui est organisé la plupart du temps sur un terrain qui n'est pas occupé et illégalement. Exemple, c'est un tout petit village et dimanche dernier c'était rempli de teufeurs tous perchés."
Teuf
Nadege · France
"Teuf. Teuf, c'est le verlan de fête. Teuf, fête. C'est une soirée, tout simplement, une fête. Par exemple, ce week-end on va aller à une teuf chez un pote, ça va être trop cool, il y aura du monde et beaucoup de musique."

Teuf

Teuf, c'est le verlan de fête. Au départ, ça collait fort aux raves, aux free parties et aux soirées un peu hors-cadre, souvent avec une vibe underground. Aujourd'hui, le mot s'est élargi. Ça peut parler d'une grosse soirée, d'un appart blindé de monde ou d'un plan qui promet de finir tard et bruyamment.

"— Samedi, y a une teuf dans un hangar vers Saint-Denis, ramène une veste. — Vas-y, je viens, mais préviens si ça tourne en rave."

Zarbi

C’est le verlan de bizarre. Ça s’emploie quand un truc te paraît chelou, étrange, un peu pas net, mais sans en faire des caisses. Bizarre sonne plus sérieux, alors que zarbi a un côté léger, moqueur, parfois presque tendre. Parfait quand tu bugues deux secondes, tu juges un peu, puis tu passes à autre chose.

"Il met du ketchup sur ses pâtes au beurre et il appelle ça de la gastronomie. Franchement c’est zarbi, mais bon, chacun son délire."

Daron, daronne

Daron, c’est ton père, et daronne, ta mère. Au pluriel, les darons, c’est carrément les parents. C’est un vieil argot qui traînait déjà depuis longtemps, mais les jeunes l’ont remis au goût du jour, souvent avec un petit ton taquin ou familier. Selon le contexte, daron peut aussi désigner un “vieux” ou le boss, mais le sens parent reste le plus courant.

"— Wesh, ma daronne a fait du couscous, tu passes ? — Grave, le couscous de ta daronne ça régale, j'arrive direct après le taf."

La mif

C’est la famille au sens large: parents, frangins, cousins, mais aussi les potes tellement sûrs qu’ils comptent comme des proches. Dans le parlé des quartiers, ça vient de famille passé en verlan en mifa, puis raccourci en mif. Quand tu dis la mif, tu parles de ton noyau dur, celui qu’on respecte et qu’on protège.

"Ce soir je zappe la soirée, j’ai promis d’être avec la mif: couscous chez mon oncle, blagues nulles, et on finit en mode chill sur le canapé."
Pécho
Nadege · France
"Pécho ! Pécho c'est le verlan de choper, ça veut dire draguer ou réussir à séduire quelqu'un. Par exemple on peut dire hier à la soirée il a essayé de pécho une fille mais ça n'a pas trop marché, elle n'était pas intéressée."
Pécho
Pepou · Lyon
"Pécho en argot français, ça veut dire flirter, s'embrasser, voire coucher ensemble pour la première fois. Exemple, t'aurais dû venir à la soirée, tu sais pas ce qui s'est passé, y a Nico qui a pécho Amélie."

Pécho

Ça veut dire choper, attraper, mais en soirée c’est surtout réussir à draguer et conclure, genre repartir avec quelqu’un ou au moins un numéro. À la base, c’est le verlan de choper, passé dans le langage des potes et des boîtes. Ça s’utilise aussi pour des objets, pécho une clope, pécho un ticket. Quand tu dis j’ai pécho, tu annonces la victoire sans faire de discours.

"— T’as vu le mec au bar ? — Grave, il m’a filé son Insta. J’ai pécho, puis on a fini à manger des frites à 3 h."

Beur

Beur, c'est le verlan d'arabe, longtemps utilisé pour parler des Français d'origine maghrébine. Le mot a explosé dans les années 80 avec la Marche des beurs et toute la période. Aujourd'hui il sonne un peu vintage et peut vite étiqueter les gens. Petit bonus, rebeu est le re-verlan de beur.

"Wesh, Karim c'est un beur du quartier, il a grandi ici comme nous. Évite de le sortir à tout bout de champ, ça fait années 80."

Timal

Un timal, c'est un garçon, un jeune mec, souvent avec un côté familier et affectueux. Dans le créole antillais, le mot sert à parler d'un gars sans mettre de raideur dans la phrase. Tu peux dire le timal du coin, un bon timal, ou parler d'un jeune homme du quartier tout simplement.

"Le timal d'à côté il joue du ka tous les soirs sur sa terrasse, tout le quartier profite du concert gratuit. Pas mal la vie."

Le schmitt

Le schmitt, c'est un mot d'argot pour dire la police ou un flic. Souvent, on l'emploie au singulier pour parler de la présence policière en bloc, genre le schmitt tourne dans le quartier. Ça sent l'argot ancien, les vieux polars, mais le mot circule encore pour sa couleur un peu rétro et bravache.

"Planque le pochon, y a le schmitt au coin. Ils font la ronde, on voulait juste rentrer peinards avec nos kebabs."

Chouffer

Chouffer, c'est regarder, mater ou surveiller avec l'œil bien ouvert. Dans l'argot de cité, ça sert souvent quand quelqu'un fait le guet ou garde un coin à l'œil. On entend aussi faire le chouf pour parler de celui qui reste en bas, à l'entrée ou au quartier, pour prévenir si les keufs débarquent.

"Vas-y, chouffe à la fenêtre deux secondes, je crois que les keufs tournent. Si tu vois la voiture grise, tu m’appelles direct."

Blaze

Blaze, c'est le nom ou le surnom sous lequel on t'connaît. Pas forcément celui de l'état civil, plutôt celui qui circule dans le quartier, sur les réseaux ou dans un crew. Quand on te demande ton blaze, on veut savoir comment t'appeler pour de vrai dans la vie sociale, pas lire ta carte d'identité. Le mot sent un peu le rap des années 2000, mais il tourne encore large.

"Wesh frérot, c'est quoi ton blaze? On me connaît comme DJ Spleen, mais sur ma carte d'identité c'est Mohamed, t'inquiète pas pour la prononciation."

Tof

Une tof, c’est une photo en version parlée vite fait. Tu l’emploies surtout à l’oral ou en message pour parler d’une image qu’on envoie, qu’on garde ou qu’on retrouve dans son tel. C’est court, familier, super courant chez les jeunes, et ça marche pour la tof de soirée, la tof floue ou la tof dossier.

"Envoie-moi la tof d’hier, j’ai plus de batterie pour la retrouver. Et prends-en une avec tout le monde, pas juste ton sandwich."

Sah

Sah, c’est l’interjection qui sert à valider un truc, genre vrai de vrai, sérieux, jure. Ça vient de l’arabe dialectal où ça marque l’accord ou la confirmation. Dans la bouche des jeunes, ça remplace un bon no cap, et ça peut aussi sonner comme une petite surprise, sah ? Le mème sah quel plaisir l’a propulsé partout sur Insta, dans les stories, et même entre potes au taf.

"— J’ai eu mon permis du premier coup. — Sah, t’es chaud. Ce soir tu conduis, on va fêter ça au grec."

S'enjailler

Ça veut dire faire la fête à fond, kiffer, se lâcher jusqu’à oublier l’heure et les soucis. Tu l’emploies quand l’ambiance est trop bonne et que tout le monde est en mode danse, rires, chaleur. Le mot est très associé au français ivoirien et aux soirées portées par le coupé-décalé, puis il a voyagé et s’entend aussi chez les jeunes en France.

"— Hier au maquis ça disait quoi ? — Mon gars, on s'est enjaillé sec, DJ sur coupé-décalé, alloco dans une main, bissap dans l'autre, jusqu'à 5 h."

Tieks

Les tieks, c'est ton quartier, ton coin d'origine, l'endroit où t'as grandi. Quand on te demande c'est quoi tes tieks, on te demande d'où tu viens pour de vrai, quel bout de ville t'a forgé. C'est pas juste une adresse posée sur une enveloppe, c'est un morceau d'identité.

"Chacun représente ses tieks, moi je viens du 93 et j'en suis fier. Tu peux me sortir de mes tieks mais tu sortiras pas les tieks de moi."

Voix du peuple

La théorie c'est bien, mais ce qu'on adore vraiment c'est entendre les gens dans leur flow naturel. Si tu connais une bonne expression de chez toi, apporte-la. Et si elle est déjà là, donne-lui ta voix. La carte sonore, on la construit ensemble.

Trouve ton expression et donne-lui ta voix

Une seconde: confirme que tu es une personne