"Avoir le seum. Avoir le seum ça veut dire qu'on est dégoûté, on est frustré même. Par exemple, oh non j'ai raté le bus à deux secondes près, j'avais trop le seum. Surtout qu'il pleuvait."
Avoir le seum
C’est être vénère et dégoûté, avec ce petit goût amer quand tu rates un truc d’un cheveu ou qu’on t’a mis une crasse. Dire j’ai le seum, c’est avouer que ça te bouffe un peu de l’intérieur, sans faire un roman. On dit souvent que ça vient de l’arabe sèmm (poison), et l’image colle bien.
Bédo
Un bédo, c'est un joint. Un mot d'argot ultra courant pour parler d'un pétard de weed sans faire de grand discours. Ça traîne depuis longtemps dans le parler des quartiers, dans le rap, dans les discussions entre potes, bref c'est du solide du vocabulaire fumette en français urbain.
Bicraver
Ça veut dire vendre ou refourguer un truc, avec un petit parfum de débrouille et de street, souvent associé au deal. Le verbe vient du romani bikrav, vendre, passé par la tchatche des quartiers et le rap. Aujourd’hui, ça s’emploie aussi pour rigoler quand tu vends un truc banal, genre une veste sur Vinted.
Reuf
Reuf, c’est le verlan de frère. Tu balances ça à un pote très proche, un gars que tu considères vraiment, un peu comme frérot ou frangin selon l’ambiance. C’est un mot ultra oral, né dans le parler des quartiers, puis sorti du bitume avec le rap, les vannes, les discussions de hall et les groupes d’amis. Ça peut être tendre, sérieux, complice, parfois juste pour capter l’attention. Tout se joue dans l’intonation.
Sah
Sah, c’est l’interjection qui sert à valider un truc, genre vrai de vrai, sérieux, jure. Ça vient de l’arabe dialectal où ça marque l’accord ou la confirmation. Dans la bouche des jeunes, ça remplace un bon no cap, et ça peut aussi sonner comme une petite surprise, sah ? Le mème sah quel plaisir l’a propulsé partout sur Insta, dans les stories, et même entre potes au taf.
"Wesh ! Wesh en fait c'est une interjection pour dire salut, bonjour ou même exprimer une réaction, par exemple wesh, ça fait longtemps, on t'avait plus vu, t'as disparu ou quoi, on te voit plus du tout ces temps-ci."
Wesh
Interjection venue de l’arabe maghrébin, utilisée comme un passe-partout pour interpeller quelqu’un. Selon le ton, ça peut vouloir dire salut, ça dit quoi, t’es sérieux ou même un petit défi façon quoi. Souvent collé à un prénom ou à mon frère, ça sert de crochet dans la conversation, surtout dans le parler jeune. À sortir avec le bon dosage, sinon ça fait vite trop forcé.
"Ouf ! Alors ouf, c'est le verlan de fou, ça veut dire que c'est incroyable, c'est impressionnant. Par exemple, le match hier, il était complètement ouf, il y a eu des retournements de situation jusqu'à la dernière minute, c'était trop trop intense, complètement ouf."
Ouf
C’est le verlan de fou, et ça sert à dire qu’un truc est dingue, impressionnant, presque irréel. Tu peux le lâcher pour un bon plan, une punchline, un match, un prix abusé, bref tout ce qui te retourne le cerveau. À l’oral, ça claque souvent en fin de phrase, parfois étiré en ouuuf pour bien marquer le coup. C’est devenu tellement courant que même ta tante le sort sans faire exprès.
"Boloss. Boloss, en fait, c'est une personne un peu naïve ou ridicule. Par exemple, lui il s'est fait avoir trop facilement. Franchement, il a fait un peu le boloss sur ce coup-là. C'est pas gagné."
Boloss
Un boloss, c'est le gars un peu naïf qu'on plume sans effort, celui qui se fait avoir et qui finit en blague du groupe. Ça peut être méchant ou juste taquin, selon le ton. Le mot a tourné fort dans les cités puis partout avec le rap et les réseaux. À utiliser avec parcimonie si tu veux pas passer pour un charo.
La hess
La hess, c’est la galère noire : plus un rond, des plans foireux, la sensation de ramer tout le temps. On l’entend beaucoup dans l’argot des quartiers et dans le rap, souvent dans l’expression être dans la hess. Le mot vient de l’arabe maghrébin, passé en français familier via la diaspora.
Ouech
Interjection pour saluer ou héler quelqu’un, genre wesh. Ça sert à ouvrir la convo entre potes, parfois avec un petit ton défi ou étonné selon l’intonation. L’orthographe ouech est juste une francisation de l’arabe maghrébin wesh, arrivé via les quartiers et la culture rap. À l’oral, c’est ultra courant, à l’écrit ça fait très familier.
Faire des beans
Ça veut dire faire du fric, rentrer du bénéf, voir un plan te ramener de l'argent. L'expression traîne surtout dans le rap, les réseaux et les discussions de biz ou de débrouille, avec un côté un peu frimeur. Quand tu fais des beans, c'est que ça tourne et que ça rapporte pour de vrai.
Iench
Verlan de chien. Ça peut parler d’un vrai clébard, mais le plus souvent c’est une insulte pour viser un mec fourbe, crade dans l’attitude, pas fiable pour deux sous. Dans le rap et en parler de quartier, traiter quelqu’un de iench, c’est le ranger direct chez les traîtres, les balances, les faux frères. Mot qui pique fort, donc ça peut vite faire monter la température.
Gadji
Gadji, c'est une fille, une meuf. Le mot peut être dit tranquille pour juste parler d'une nana, ou avec un petit sourire en coin pour la désigner en mode un peu stylé, un peu chambreur. Dans l'usage de rue en France, ça circule surtout à l'oral, dans le rap et sur les réseaux.
Stylé
Ça veut dire que quelqu’un ou quelque chose a grave de l’allure, que ça claque visuellement ou dans l’attitude. Tu peux parler d’une tenue, d’une bagnole, d’un appart, d’un dessin, ou même d’une punchline bien sentie. C’est le compliment rapide, dérivé tout simplement de style, souvent balancé en mode c’est stylé quand t’as pas envie d’en faire des tonnes.
Balèze
Familier pour dire qu’un truc ou quelqu’un est costaud, fort, impressionnant. Ça colle autant au physique, genre un gars bien baraqué, qu’au niveau: être balèze en maths, en rap ou en bricolage, c’est maîtriser grave. Le mot est simple, mais il envoie direct du respect, parfois même avec une petite pointe d’ironie selon le ton.
Péta
Péta, c’est le pote complètement tapé, un peu perché, pas net, qui part en freestyle comme s’il avait pété un câble. Souvent présenté comme le verlan de tapé. Le ton est plus moqueur que violent, genre tu te fous gentiment de lui quand il balance une idée éclatée ou agit sans réfléchir.